Certain Bergers Blancs Suisses peuvent présenter une anomalie
génétique (une mutation) dans le gène
MDR1.
Une
étiquette de prévention et + d'info sont
sont disponibles sur collie-online
(Article écrit par Progenus et paru dans le magazine Muzoo toute reproduction tu texte ou des schéma et interdite © sans accord)
Aujourd’hui, l’application d’un traitement médicamenteux soulève des interrogations quant à ses chances de succès ainsi qu’aux risques d’effets secondaires pour l’animal. De fait, les réponses thérapeutiques diffèrent entre individus et pour un même individu au cours du temps. L’âge, le sexe, d’autres traitements concomitants et la pathologie elle-même influent sur cette variabilité.
Actuellement, une implication de facteurs génétiques sur ces différences
individuelles de réponse thérapeutique semble de plus en plus évidente
notamment dans certaines races de chien suite à la découverte d’une relation
existant entre une mutation au niveau du gène MDR1 (Multi Drug Resistance) et la
sensibilité médicamenteuse. Chez les canidés, cette sensibilité génétique aux
médicaments se traduit par une accumulation dans le cerveau de molécules
actives contenues dans certains médicaments jusqu’à provoquer dans les cas
extrêmes, la mort de l’animal.
Le gène MDR1
Le
gène MDR1 code pour la P-glycoprotéine, MDR1 ou
P-gp, une protéine de transport transmembranaire principalement
associée au
phénomène de résistance multi-drogue (MDR) dans
les cellules. La
MDR-P-glycoprotéine, présente dans de nombreuses cellules
de l’organisme en
particulier au niveau de la barrière
hémato-encéphalique, va par un phénomène
de capture et d’excrétion active, participe au maintien de
l’intégrité de
l’organisme vis-à-vis des médicaments et autres
drogues et par voie de conséquence de leur faible accumulation
intracellulaire.
A la frontière entre les vaisseaux sanguins et le tissu nerveux, le
transporteur MDR1 représente une barrière fonctionnelle de protection pour le
cerveau (voir schéma ci-après).
![]() |
Sur le schéma « Non muté », le transporteur
MDR1 joue le rôle de barrière afin que le médicament qui se trouve dans les
capillaires sanguins et qui a tendance à traverser la paroi pour rejoindre le
tissu nerveux soit immédiatement reprélevé et repoussé vers le compartiment
sanguin afin de protéger le tissu nerveux.
Sur le schéma « Muté », la
mutation génétique du gène codant MDR1 anéanti la fonction biologique de ce
dernier et les substances médicamenteuses ne sont plus repoussées vers le
compartiment sanguin et s’accumulent dans le tissu nerveux.
Maladie autosomale récessive chez le
chien, la mutation est représentée très différemment au sein des races et selon les études. Elle varie entre 2 % et 32%
pour les animaux homozygotes mutés alors que ce pourcentage varie entre 5 et
50% pour les hétérozygotes porteurs. En fonction du nombre de copie de la
mutation au niveau du génome de l’animal, la sensibilité aux médicaments va
également varier. Elle sera très forte chez les animaux homozygotes mutés alors
que les animaux hétérozygotes présenteront une sensibilité variable. Le génotypage des animaux dès la naissance,
permettra au vétérinaire praticien d’envisager des traitements alternatifs
Liste des médicaments
suspectés ou identifiés
Les diverses publications
scientifiques s’accordent sur une liste de substances médicamenteuses
identifiées ou suspectées être impliquées dans la sensibilité génétique des
chiens aux médicaments. Cette liste comprend les composés suivants :
Acepromazine (tranquillisant)
Butorphanol (antalgique),
Cyclosporine (immunodépresseur),
Ondansetron, Domperidone (antihémétique)
Digoxine, Quinidine (cardiogénique),
Doxorubicin, Vinblastine, Vincristine, Paclitaxel, Mitoxantrone
(anticancéreux),
Ivermectin (drogue antiparasitaire),
Lopéramide (Imodium®, antidiarrhéique),
Par ailleurs, les études
biochimiques ont prouvé que la mutation du gène MDR1 a le potentiel d'agir
sur plus de 50 drogues différentes appartenant aux familles
suivantes : Domperidone, Etoposide,
Mitoxantrone, Morphine, Ondansetron, Paclitaxel, Quinidine,
Rifampicin.
Les races
sensibles
L’inventaire
bibliographique révèle à ce jour la présence d’animaux porteurs de la mutation
au niveau du gène MDR1 dans les races suivantes :
Le test ADN
À partir d'un simple frottis buccal ou d’une prise de
sang récolté sur EDTA, il est possible par analyse ADN de savoir si le chien est porteur de la
mutation MDR1 ou non. Rapide et précis, ce test peut être envisagé dès la
naissance. Il est particulièrement recommandé si l’un ou les deux parents sont
porteurs hétérozygotes comme l’indique le tableau ci-après.
![]() |
Un lien
intéressant
la Base de données MDR1: www.mdr1-defekt.deyPour la reproduction du berger blanc,il faudrait s'assurer de ne croiser entre eux que des chiens sains (+/+) ou des porteurs sains (+/-) avec des sujets sains (+/+) car, Si on veut 'éliminer' l'anomalie, on peut admettre tous les accouplements qui ne donneront que des descendants (+/+) ou (+/-)